Communiqué
Ce dimanche, le football n’a rien gagné.
Lors de la finale de l’Évian Cup entre Thonon Évian Grand Genève FC et FC Bourgoin-Jallieu, un geste d’une violence rare, inadmissible à tout âge, et plus encore chez des enfants de moins de 11 ans, est venu briser ce qui devait être un moment de jeu, de partage et de joie.
Face à cela, nous avons fait un choix clair : ne désigner aucun vainqueur de cette Evian Cup 2026.
- Parce que gagner dans ces conditions n’a aucun sens.
- Parce que le football que nous défendons ne peut pas cautionner cela, même indirectement.
- Parce que ces situations ne peuvent en aucun cas servir de prétexte à un quelconque classement ou déclassement. Elles sont hors sol, hors de toute normalité.
Mais au-delà de cet acte inadmissible, c’est une responsabilité collective qui nous interpelle. Éducateurs, parents, clubs : nous avons tous un rôle, dans ce que nous transmettons, dans ce que les enfants regardent, imitent, reproduisent.
Quand un terrain de football devient le théâtre de comportements inspirés d’autres univers, alors nous devons nous poser les bonnes questions.
Dans ce type de situation, nous voyons trop souvent, sur et autour des terrains, des attitudes et des propos totalement déplacés, (cris, tensions, propos blessants), que nous devons collectivement combattre.
Les enfants n’inventent pas ces comportements, ils les reproduisent.
Aujourd’hui, nos pensées vont d’abord au jeune joueur du TEGG FC blessé, physiquement et émotionnellement, à ses coéquipiers, à notre jeune arbitre qui a dû assumer l’arbitrage dans un contexte qu’aucun jeune volontaire ne devrait connaître, mais aussi à l’ensemble des enfants présents — y compris ceux de Bourgoin-Jallieu — qui ont eux aussi été marqués.
Aucun enfant, aucune équipe, aucun acteur de cette journée ne méritait que la fête se termine ainsi.
Ce n’est pas le football que nous voulons. Et c’est précisément pour cela que nous nous engageons, ensemble et sans complaisance, à tout mettre en œuvre pour que de tels moments n’aient plus jamais leur place sur nos terrains.
